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Au gré du temps...
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28 décembre 2008

Mon domaine...

ou... "Vous avez dit cuisine!"

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Il faut entrer chez nous, tout droit par la cuisine;
Cela m'est bien égal, j'y vois même une mine.
Et loin de me gêner de porter tablier,
Il m'arrive en ouvrant de souvent oublier

De paraître un peu trop, pour certains, familière
Tandis que je revêts l'habit de cuisinière.
Vous voulez vérifier? Venez me voir un jour
Par curiosité, passez dire bonjour.

Vous trouverez toujours place sur une chaise
Pour un temps de repos et pour vous mette à l'aise.
Mais ne soyez déçu si notre discussion
N'arrive à m'éloigner de ma noble passion.

Je ne m'assiérai pas près de vous à la table:
Je resterai debout quitte à paraître instable
Car mon plaisir n'est pas seul celui de manger
Mais la science plutôt de savoir mélanger

Des ingrédients divers dans ma vieille cocotte
Et de pouvoir humer leur fumet sous la hotte.
Vous me feriez honneur si vous saviez rester
Pour goûter ma recette et pouvoir la tester.

Puis tant mieux si l'évier, tout comme sa margelle
Vient à s'emplir de plats, casseroles, vaisselle.
Le mets que l'on partage est souvent bien meilleur
D'autant que pour le faire on a mis tout son cœur.

C'est tout comme un bon vin que tous nos sens ravive
Quand nous le dégustons avec un gai convive.
C'est pourquoi je souhaite à tout prix retenir
Par un bon petit plat l'hôte qui peut venir.

J'ai l'espoir que ces vers avec leur gymnastique
Vous auront convaincu; ce serait fantastique.
Oui j'aimerais bien voir, ce serait mon plaisir,
Ma table contenter votre moindre désir.

Écrit le 23 octobre 1996.


Publié dans le bulletin trimestriel des poètes classiques d'Armorique, "Rythmes Armoricains", N° 71 du 3ème trimestre 1997.

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26 décembre 2008

Stéphanie...

poesie_Le_printemps_Stephanie

Le printemps, Stéphanie, est comme ta venue:
Un émerveillement rendant les jours plus doux,
Et puis cette chaleur que nous avons connue
L'instant où tu es née en glissant parmi nous.

L'été c'est le soleil, il entre en nos demeures
Et réchauffe le cœur de qui sait l'accueillir,
Mais pour nous c'est aussi chacune de ces heures
Qui procurent les joies que tu sais nous offrir.

L'automne, toi toujours, auprès de nous si proche
Encore à tout moment le vœu de percevoir
L'odeur de chaque fruit qui murissant s'accroche
Sur la toile du temps aux couleurs de l'espoir.

Après l'hiver surgit le relais de la sève
Alors tes vieux parents sauront se retirer
Non sans avoir laissé de leur vie qui s'achève
Ce qu'il faut à l'amour pour se régénérer.

Écrit le 31 mai  1987 pour les 16 ans de ma deuxième fille, Stéphanie, née au printemps.

Le printemps est ma saison préférée mais j'ai voulu monter, par le biais de cette poésie, que toutes les saisons de la vie, quant à elles, avaient leur charme et leur raison d'exister.

Je place cette poésie aujourd'hui sur mon blog car nous souhaitons la fête de "notre Stéphanie" le jour de la Saint Étienne, soit le 26 décembre.

24 décembre 2008

Joyeux Noël 2008!

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Notre Père Éternel, un jour, créa le monde:
Une terre, un soleil, des astres à la ronde.
Il fit don de son œuvre au sixième lendemain
A l'être de son choix qu'Il appela l'humain.

Le temps vint à passer. Après bien des semaines,
Il vit sa descendance emplie de trop de haines.
Il se dit qu'il fallait lui révéler un jour
Ce qu'était la richesse en la voie de l'Amour.

Il envoya cet ange porteur de son message
Sur une jeune fille, ô combien pure et sage,
Qui de suite obéit volontiers à son Dieu
Et enfanta l'Enfant en l'accueillant des cieux.

Mais l'homme désavoua cette trop belle image:
Sa chair était trop faible? Avait-il trop de rage?
Ce fils dut s'écarter comme Il était venu.
Subsiste le mystère pour qui ne L'a connu.

En de nombreux pays, pourtant, c'est sa naissance
Aujourd'hui que l'on fête avec grande importance.
Nous plait-il de penser au fond de notre cœur
En un monde plus noble et peut-être meilleur?

Écrit en novembre
2008, pour ce jour de Noël.

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La conscience de l'homme s'est égarée souvent sur le chemin de Sa Vie. Chaque jour qui passe montre qu'encore en ce début de 21ème siècle, l'on se perd de plus en plus: jalousies, rivalités, égocentrisme, orgueil, le "rien que pour soi"...

Pourtant, tout un chacun fêtera Noël encore cette année un peu partout dessus la terre. Or, combien de personnes ne veulent plus savoir ce que veut dire que ce verbe "aimer". Alors qu'un grand homme, Jésus, est venu sur la terre pour nous expliquer ce que cela signifiait, et à tous les niveaux de la vie et de l'existence!
Il a voulu nous montrer l'Amour
du Père pour sa famille... Également, l'Amour à se donner à soi-même pour pouvoir donner ensuite aux autres. Cela n'est pas toujours simple. L'égarement est tellement facile, surtout quand l'Humain connait aussi des faiblesses.

Que l'on soit croyant ou pas, si nous pouvions revisiter cette année, toute la signification de la magie de Noël. C'est un peu ce que je vous avais déjà demandé au début du temps de l'Avent.
Vrai, n'hésitons pas et parlons-en fami
lle, entre petits et grands, pendant les repas de nos fêtes tout comme autour de nous.

Je me suis penchée sur ces mots:

rencontre - accueil - don - filiation - protection - partage -
charité - pardon - altruisme - simplicité -
joie - bonté - tendresse - bonheur - fidélité

Vous pouvez compléter bien entendu ma liste.

Celle-ci n'est pas exhaustive...

Personnellement ce sont déjà les mots qui me viennent à l'esprit lorsque je pense à l'Ange Gabriel, à Marie et Joseph, aux bergers, aux Rois Mages. Ces mots qui ne sont arbitrés que par un seul mot, le mot

gif_poesie_Noel_2008 Amour gif_poesie_Noel_2008

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"Amour", ce mot encore que Jésus est venu pour nous mieux le faire connaître et comprendre, il y a plus de 2000 ans. Mais il n'aura eu qu'une courte vie sur terre parce que malheureusement, cet homme faisait partie de ceux qui dérangent: il disait trop de vérités, trop La Vérité!

Il a vraiment existé, c'est certain. Maintenant, bien évidemment, chacun est libre de le voir comme Le Messie envoyé par Dieu ou, seulement comme un homme parmi les hommes, avec juste une philosophie un peu spéciale....

De toutes façons, c'est à tout le monde, et à chacun en particulier,

que je souhaite dès aujourd'hui un très "Joyeux Noël!"

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20 décembre 2008

Conte de Noël

Un Noël pas comme les autres, 

          C’est la longue veillée de Noël.

   Le Père Noël est prêt pour commencer sa distribution de cadeaux. Il rejoint ses deux rennes, fidèles compagnons, afin de les atteler à son traîneau rempli de jouets.

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   Or, il s’aperçoit que l’un de ses rennes est couché sur le côté. Il a l’air vraiment malade ! De plus, les deux rennes très unis dans la vie, ne veulent pas se séparer, même un cours moment. 

   « Comment vais-je faire pour conduire mon traîneau sans mes rennes ? Comment vais-je faire pour distribuer mes jouets à tous les petits enfants qui m’attendent cette nuit ? » pense le Père Noël.

   Pauvre Père Noël ! Il est désemparé et bien malheureux. Il ne voit qu’une solution. Il songe à ses amis, le bœuf et l’âne gris. En effet, ils habitent dans le petit village, juste en dessous de son nuage. Le Père Noël sait bien qu’ils ont eux aussi une tâche à accomplir en cette nuit de Noël mais il a confiance en leur gentillesse.

   Oui, c’est vrai, à minuit, les deux animaux doivent rejoindre la crèche vivante de l’église, pour y figurer, comme chaque année. Les habitants célèbrent de cette façon l’anniversaire de la naissance de Jésus et ils ont besoin d’eux. Cependant, il reste encore un peu de temps et si le Père Noël fait vite, ils pourront être de retour pour la bonne heure.

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   Donc, il n’y a pas une seule minute à perdre. De son téléphone, le Père Noël les appelle vite à son secours.

   Tout de suite le bœuf et l’âne gris décident d’aller aider ce cher Père Noël. De leur côté, ils ne sont pas sans savoir que c’est également la fête pour toutes les petites filles et pour tous les petits garçons. Ils ne voudraient pour rien au monde que ceux-ci ne soient déçus le matin de Noël à leur réveil : les enfants attendent cet instant avec beaucoup trop d’impatience et depuis tant de jours !

   L’âne et le bœuf se font atteler au traîneau par le Père Noël puis ils foncent tous les trois à toute allure pour une folle tournée au-dessus des toits des maisons.

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   Cette nuit-là, les étoiles, la lune, tous les astres de la galaxie n’en reviennent pas de voir le Père Noël sans ses rennes et de voir, qui plus est, un âne et un bœuf l’accompagner dans son voyage. Si vous les aviez vus ! 

   Quant à vous, pourriez vous le comprendre, si vous ne saviez pas pourquoi il en était ainsi ? 

   Mais, dites donc, d’ailleurs, êtes-vous certains de savoir pourquoi, vraiment ? 

   Le Père Noël a tôt fait de terminer sa tournée grâce à ses deux bons amis, le bœuf et l’âne gris, sans lesquels, cette année, il n’aurait pas pu accomplir sa grande mission annuelle : sa distribution de cadeaux et de surprises aux enfants sages.

   Les deux animaux, un peu fatigués, ne veulent pas malgré tout quitter le bon bonhomme sans avoir pris quelques dernières nouvelles du pauvre renne obligé de rester couché en cette belle nuit de Noël. Il avait l’air si malade rendant son ami si triste lorsque le Père Noël, leur maître, avait décidé de demander qu’on lui prête secours ! Puis ils souhaitent également leur remonter le moral à tous les deux, en leur disant de ne pas s’inquiéter car le travail a été fait malgré eux ; parfois, il faut savoir s’entraider.

Oh ! Mais quelle surprise les attend !

Sur le nuage, il n’y a pas deux rennes… mais trois rennes !

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   Bien au chaud, lové contre sa maman renne, un tout petit bébé renne est en train de téter, sous les yeux attendris de son heureux papa renne. Le renne n’était donc pas malade comme on pouvait le croire. C’était juste une future maman renne qui allait mettre bas son petit puisqu’il avait choisi la belle nuit de Noël pour venir au monde. Et les futurs parents voulaient vivre ensemble le bel événement.

   L’âne et le bœuf félicitent leurs deux congénères et bien entendu leur ami le Père Noël. Ce cher Père-Noël qui en est tout ému et ravi: cette année, lui aussi a un cadeau et quel joli cadeau!

   Ensuite, ils retournent vite dans leur village où on les attend. La soirée n’est pas terminée pour eux.

   Dans la petite chapelle du hameau, auprès de Marie et de Joseph, un nouveau-né, emmailloté de langes, vient d’être déposé sur la paille fraîche.

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   La nuit, à cette époque, se fait très rigoureuse. Le tout petit nourrisson ne doit pas attraper froid. Les deux animaux, heureusement, sont revenus à temps pour couvrir la couchette du bébé, le petit Jésus, d’air chaud grâce au souffle de leurs naseaux.

   Après la messe de minuit, tous les fidèles s’arrêtent devant la crèche vivante. Comme c’est étrange ! Cette année, ils restent beaucoup plus longtemps que d’habitude à la contempler. Serait ce qu’ils la trouvent plus belle que les années passées ?

   Peut-être, parce qu’un brin de malice brille au fond des yeux du bœuf et de l’âne gris en leur donnant un air heureux qui se communique sur tous les visages ?

   On dirait surtout qu’il se dégage cette nuit-là comme un rayon de lumière qui apporterait une douce chaleur dont chacun veut profiter. La crèche recouvre tous les villageois d’une ambiance enthousiaste et joyeuse.

   Certains enfants, plus admirateurs que leurs parents, murmurent entre eux. Ils sont sûrs que de temps en temps l’âne et le bœuf se regardent d’un air complice puis se mettent à sourire. Quelques-uns même, jureraient les avoir vus se faire des clins d’œil tandis qu’ils levaient à tour de rôle leur regard vers le ciel étoilé.

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   Dans tous les cas, cette année-là, on peut dire que ce fut pour chacun, un Noël pas comme les autres.

Nicole BF

FIN

20 décembre 2008

Petite valse pour tous les temps de la vie,

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On a tous dans la tête
Un plein de chansonnettes
Venues de tous les temps
Et l'air de leur musique
Gai ou mélancolique
Nous revient tout le temps.

Les paroles heureuses
De bien tendres berceuses
Qu'on nous chantait le soir;
Leur mélodie si douce
Comme on suçait son pouce
Nous souhaitait: "Bonsoir!"

Les paroles plus folles
Dans la cour de l'école
A la récréation,
Quand on faisait la ronde
Sans se soucier du monde
Les jours sans punition.

Puis bien sûr les paroles
De nos jeunes idoles
"La fureur du moment"
En refusant d'entendre
D'autant plus de comprendre
Ceux de papa, maman.

Sont-ce nos gouts qui changent?
Des tubes nous dérangent
On les voit différents.
On s'affirme et on songe
Sans crainte et sans mensonge
Comme nos vieux parents.

Leurs paroles romances
Succèdent à l'enfance,
Avec on fait la cour.
Alors on les fredonne
Puis soudain on s'étonne:
Leurs chants parlent d'amour!

Leurs paroles "caresse"
Nous plongent dans l'ivresse
Avec tous nos amis.
Un bien joli cantique,
Un couple romantique...
Voici l'amour promis.

Nos vies deviennent belles
Toutes nos ritournelles
Gravées au fond du cœur
A deux on les échange
Et combien c'est étrange
On les reprend en chœur.

Les chansons enfantines
Des petites comptines
Seront pour nos enfants,
Les chansons nostalgiques
Nos chants plus diaboliques
Nos souvenirs d'enfants.

Les mois passant enchainent
De nouvelles rengaines.
Les refrains de jadis
Quand même on les ressasse
Jamais on ne s'en lasse
Comme au temps des jeudis.

Des paroles moins belles,
Nos vies se font cruelles,
Il nous faut partager.
Or l'âme dans la peine
Du moment que l'on s'aime
On peut s'encourager.

Les paroles amères
D'aventure de guerres
Mêlées de mort, de sang,
Quand gronde le tonnerre
Des canons en colère
Qui tuent des innocents.

Les paroles chagrines
Piquant pire qu'épines
Laissent notre être en deuil.
Les paroles "tristesse"
Notre Moi en faiblesse
Pleure sur un cercueil.

Chacun quitte le monde
Pour aller dans la tombe
Au-delà, pour toujours.
Sur air "Valse de Vienne"
Que tous les airs deviennent
Des hymnes à l'Amour.

Écrit en avril 2002.

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J'ai été jusqu'à composer une mélodie pour ses paroles: une petite valse....

On dit que la musique adoucit les mœurs... J'ai une petite-fille qui joue de la clarinette: elle est très douce...

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18 décembre 2008

La chapelle abandonnée

poesie_18_12_08_Chapelle_St_Christau

La route tourne et monte à travers la campagne
Et nous mène plus haut toujours dans la montagne.
Combien de promeneurs n'auront fait que passer
Devant l'humble chapelle où j'aime m'arrêter?

En effet sur la route est une maisonnette.
Dans son coin de verdure, elle est vraiment simplette.
Comme on lève les yeux jusqu'au faite du toit
On peut apercevoir une modeste croix.

Après avoir poussé la vieille et lourde porte
A l'intérieur le frais surprend en quelque sorte.
Dessus un simple autel, posé, l'Enfant Divin
Prouve que l'on se trouve en un lieu vraiment saint.

Rien pour nous inciter à mettre une lumière.
Heureusement pour nous dehors une clairière!
Nous pouvons y cueillir une fleur et oser
Près du Christ, humblement recueillis, la poser.

Avant de repartir, une
prière infime
Que l'on prononcera dans notre cœur, intime.
Et puis l'on quittera ce temple abandonné
Mais avant, il faudra devant Dieu se signer.

Écrit en 1994

Publié dans le bulletin trimestriel de l'association des poètes classiques d'Armorique "Rythmes Armoricains" N° 70 du 2ème trimestre 1997.

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En cette période de l'Avent, je vous donne à lire cette poésie. J'espère qu'elle vous plaira.
Les deux photos que j'ai placées pour illustrer mon poème vous montrent la chapelle Saint Christau qui se trouve au-dessus du village d'Accous dans les Pyrénées Atlantiques.

16 décembre 2008

Viens avec moi sur la dune,

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Viens avec moi sur la dune
Pour rêver dessous la lune
Juste après que le soleil
Disparaisse dans le ciel.

Admirons le crépuscule;
Nous sommes si minuscules
Devant le grand océan
Qui vers l'infini s'étend.

Écoutons le doux murmure
Du vent sur la mer si pure
Pour qu'il nous berce à son bruit
Tout au long de cette nuit

Doucement déjà qui tombe
Comme le bonheur nous comble.
Viens te serrer dans mes bras,
Fermons les yeux et tout bas

Rapprochons-nous sur la dune;
Aux clairs rayons de la lune
Unissons-nous tous les deux
Laissons-nous aller un peu.

Le sable pour couverture,
Quelle est belle l'aventure!
Nos deux cœurs sont si heureux
En ce moment merveilleux.

Garde ta main dans la mienne:
Tu es mien et je suis tienne.
Profitons du doux moment
Comme le font les amants.

Reste avec moi sur la dune!
Disons: "Au-revoir"la lune!"
Juste avant que le soleil
N'apparaisse dans le ciel.

Écrit le 25 novembre 2005.

St_Jacut_2008_poesie_16_12_08

Photos prises à St Jacut, dans les Côtes d'Armor.

15 décembre 2008

J'écris quand d'autres crient,

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Lorsque se brûle en moi le trop plein de mes maux
Je choisis le papier, le gratte avec mes mots
Pour y poser mes bleus, les bosses de mon âme:
Je ravive ma joie quand je joue de ma flamme.

Après m'être vidée par dessus mon cahier
Je me sens beaucoup mieux. Je peux réconcilier
Mon corps avec la vie et reprendre ma route,
Plus calme et plus légère en oubliant le doute

Qui me rongeait vraiment l'instant d'avant le temps
Où je ne pouvais plus vivre alors le présent.
Combien je les bénis ces moments d'écritures
Qui me sortent souvent des pires aventures!

Les chemins de ma plume et de tous mes écrits
M'apaisent en silence, étouffent bien des cris.
Quand certains hurlent fort pour demander secours
Mon écriture à moi me guérira toujours.

Écrit en 2005.

Je n'aime pas me plaindre. Alors, par le biais de ma plume, avec "ma" poésie classique, j'arrive à me sauver souvent des moments difficiles de ma vie.
J'avais écrit ces mots les jours qui ont suivi une deuxième opération que je venais de subir, à quinze jours d'intervalle de la première et qui était pour moi une énième opération...

13 décembre 2008

Dix-huit années...

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Dix huit années de mariage...
Dix huit ans, la majorité!*
Dix huit ans, c'est encore l'âge
Que j'avais quand je t'épousai.

Dix huit années de mariage,
Comme vite elles ont passé!
Vrai nous connûmes des orages;
Nous avons su leur résister.

Dix huit années de mariage,
Si nous voulions les résumer,
Il faudrait des milliers de pages,
Beaucoup d'encre pour les noter.

Dix huit années de mariage,
S'il fallait les recommencer,
J'en referais, oui le partage
Avec toi pour les traverser.

Dix huit années de mariage,
Mais ne parlons plus du passé;
Poursuivons notre beau voyage:
Nous devons l'avenir penser.

Dix huit années de mariage,
Je fais donc le vœu d'en passer
Autant et même davantage
En te sachant à mes côtés.

J'ai tellement à te donner.

Ta femme, le 13 décembre 1987.

Voici ce que j'avais écrit pour mon mari, il y a de cela très exactement 21 ans, pour lui offrir à l'occasion de nos 18 années de mariage. Nous n'étions pas superstitieux pour nous marier un 13! Cela nous aura sans doute porté chance puisque nous fêtons aujourd'hui nos 39 années de vie ensemble...

*La majorité est à 18 ans
depuis juillet 1974. Lorsque nous nous sommes mariés celle-ci était à 21 ans. C'est le Président, Valéry Giscard d'Estaing qui l'avait avancée de 3 ans, au début de son septennat.

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