Les années passent, le souvenir demeure,
Une drôle d'année... J'entamais ma quinzième...
En classe, ma troisième année de collégienne.
Le début de l'automne égalait un printemps.
Bien douce était ma vie, je me jouais du temps.
Toi, tournoyais heureux auprès de ta famille.
Tu te donnais partout, au travail, et pour mille.
T'avais des tas d'amis, et de tous les côtés!
Tu le méritais bien, tu n'étais que bonté!
Un de ces soirs, ravi, et l'âme bien complaise,
Tu conduisais serein. Tout à coup, le malaise!
Les phares d'une auto en face ont ébloui
Ta route en plein virage. Au fossé t'es parti...
En heurtant de plein fouet la voiture d'en face,
De légères lésions, seulement en surface,
C'est ce qui résultait par chance et pour beaucoup.
Sauf pour toi! Nombreux maux, et l'on en tournait fous.
Quatre journées plus tard, les choses s'aggravèrent:
Tu respirais très mal, il fallait qu'on t'opère.
Fallut te transférer vers un autre hôpital
Pour éviter le pire et enrayer ton mal.
C'était pour lors trop tard. Avant la chirurgie
On ramena ton corps, à la maison, sans vie.
Tes forces épuisées, ton combat s'arrêtait.
Ce, quarante cinq ans, je les ai tous comptés!
Plus que tu ne vécus, toi, comme anniversaires!
J'en suis toujours blessée, je n'arrive à m'y faire.
Des fois je t'imagine, avec le poids des ans,
Tenir entre tes bras mes tout petits-enfants...
Ma poitrine ce jour me fait mal, me tiraille.
Pourquoi donc un papa disparu vous mitraille
Après autant de temps? Pourquoi, le coeur, le corps,
Ne peuvent occulter les affres de la Mort?
Écrit cette journée du 11 octobre 2010, jour du quarante cinquième anniversaire du décès de mon papa.
Vous pouvez aller ICI . Vous comprendrez tout...

Année 1957. J'ai 6 ans.

Comme je voudrais tant que cela soit vrai !
La mort n'est rien.
Je suis seulement passé dans la pièce d'à côté.
Je suis moi, tu es toi:
Ce que nous étions l'un pour l'autre,
Nous le sommes toujours.
Donne-moi le nom que tu m'as toujours donné.
Parle-moi comme tu l'as toujours fait.
N'emploie pas un ton différent.
Ne prends pas un air solennel ou triste.
Continue à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Prie, souris, pense à moi, prie pour moi.
Que mon nom soit prononcé à la maison
Comme il l'a toujours été
Sans emphase d'aucune sorte,
Sans trace d'ombre.
La vie signifie tout ce qu'elle a toujours signifié.
Elle est ce qu'elle a toujours été.
Le fil n'est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de ta pensée
Parce que je suis hors de ta vue?
Je t'attends, je ne suis pas loin.
Juste de l'autre côté du chemin.
Tu vois, tout est bien.
Henry Scott Holland
" Papa,
si tu me vois de Là-haut...
Ce coeur...
avec tout l'amour que j'ai toujours pour toi.
Ce coeur...
avec un gros " Merci " de m'avoir faite comme je suis. "
Le sommaire des poésies que j'ai pu composer, et que j'ai placées sur ce blog, ICI .




































































































































