Une petite étoile s'est envolée.

Un arbre perd ses feuilles à la morte saison;
Ce n'est pas pour autant que l'on verse une larme.
Mais lorsqu'un enfant meurt on en perd la raison:
Au plus profond de nous notre cœur se désarme.
Il en faut du courage alors pour repartir,
Continuer sa vie, poursuivre son étoile,
Aller sur les chemins, à nouveau se nourrir,
Et se laisser porter au vent comme une voile.
On pensera souvent au tout petit gamin
Fauché puis enlevé par cette Mort si rude
Tandis que nous serons toujours de l'aventure.
Mais la vie est ainsi: chacun a son chemin
Quand d'aucuns partiront pour notre autre demeure
Ceux qui restent ne peuvent qu'accepter cette heure.
Écrit le 9 mars 2006.
J'avais écrit ce poème pour me joindre à la peine de Danièle et de sa famille.
Simon,
son petit neveu de 15 ans avait été percuté de plein fouet en scooter
par une voiture. Cette petite étoile, comme elle disait alors, s'en
était allée rejoindre la voix lactée le 3 février.
J'avais appris cette triste nouvelle en allant sur le blog de Danièle GC.
Je
ne le connaissais pas, pas plus que je ne connais Danièle, si ce n'est
que par l'intermédiaire de ses créations que l'on trouve dans de
nombreux magazines, mais je m'étais associée à sa peine.
Sous la
photo de son neveu, j'avais alors écrit cette poésie, parmi les
nombreux commentaires, pour lui témoigner ma gratitude. Les mots
étaient sortis de "mes tripes" à vitesse grand "V" car je partageais
tellement son chagrin...
Je suis certaine qu'en ce jour de Toussaint, la petite étoile qu'était Simon, est toujours aussi proche de toute sa famille.




Deux petits chaussons soudain endiablés







