Bonjour!

Après un weekend tranquille à la maison,
nous sommes au lundi matin du 10 janvier.

Nous arrivons à l’heure Daniel et moi pour ce troisième rendez-vous avec l'ORL, faisant suite à ma deuxième IRM, celle du jeudi de la semaine passée.
Dès notre entrée, la secrétaire voyant que je n’ai rien dans les mains, me demande: "Vous avez apporté vos clichés? Les anciens et les derniers!
-Ah, non, on m’a dit à la clinique qu’ils seraient remis directement au docteur B. !
- Je suis passée hier à la clinique, il n’y avait rien dans le casier du docteur B. ! Bon, et bien je vais descendre à la clinique faire un aller-retour et aller les chercher. Je vais déjà leur téléphoner pour savoir."
Et là, la secrétaire, très calme, demande si on a conservé mon dossier, si quelqu'un sait où il se trouve.
On l'entend dire: "Ah, non, hier matin, il n’était pas dans sa case, je regrette! C'est bon, je viens les chercher!"
Nous passons dans la salle d’attente, alors que nous avions vu le docteur B. qui nous attendait derrière son bureau, lorsque nous sommes entrés à son cabinet. Il devait pas être content, tout de même!
(Et voilà comment des fois on se demande pourquoi les médecins ne sont pas à l’heure du rendez-vous qu’on nous a fixés!)
Le temps de traverser la ville, de prendre le dossier, de revenir. Nous voici avec 25’ de retard tout de même sur l’heure prévue.
Zen le docteur B. quand il nous prend! Cela me rassure: il sait garder son calme dans les situations délicates. Mais bien, il lui faut à présent regarder les clichés de la nouvelle IRM pour pouvoir poser son dernier diagnostic devant nous, Daniel, puis moi surtout, avant l'opération.
"Oui, je vois déjà nettement mieux par rapport à la première IRM! Alors... oui, la tumeur est vraiment mal placée! C’est ce que j’avais déjà entrevu l’autre fois, et je ne vous l’avais pas caché. Je comprends mieux aussi pourquoi, on ne pouvait vraiment pas la déceler en vous auscultant ou en vous regardant. Elle est tout en profondeur. Ennuyeux aussi, elle est juste au niveau de la carotide. En fait, elle en est à 2mm, pas plus! L’opération ne va pas être facile."
Et là, il dit exactement de la manière dont il va procéder. Et ça ne ressemble plus en rien à ce qu’il nous avait dit, la fois précédente. Je me dis que ça me fait bien plus peur. Je repense à ce que m'avait dit le radiologue le jeudi...
Là, où ça commence à me fiche carrément la frousse, c’est lorsqu’il annonce: "Oui, madame F. , là, je suis certain maintenant que vous resterez paralysée du côté droit de votre visage! Peut-être la kiné saura rattraper la paralysie! Je ne veux rien vous promettre, et je ne peux rien prédire.
-Ah bon! Ce n’est plus certain! Ce n’est plus que "peut-être"?
-Oui, je dois bien vous l’avouer. Tout en espérant que je puisse me tromper dans ce sens là. Plutôt que vous dire l’inverse en me trompant aussi. Je dois vous dire encore qu'il se peut aussi que votre tumeur soit cancéreuse. On ne sera certain du résultat de sa bénignité, que lorsqu’elle sera analysée dans son intégralité. Je vais devoir vous laisser à présent car comme vous le savez, j'ai du retard dans mes consultations. Vous voyez votre généraliste bientôt?
-Oui dans la semaine, pour mon arrêt de travail déjà.
-Bon alors, on se dit à bientôt! Au revoir madame! au-revoir monsieur!"
Je crois que c'est à ce moment-là que mon moral commence à tomber. Et je crois bien que mon homme à côté de moi, perd un peu du sien aussi. Même s'il ne veut pas me le laisser paraître et ne me le dira pas. Normal, je ferais la même chose dans le sens inverse!
La secrétaire est bien gentille et passe un petit moment à discuter avec nous.
"Ça va bien se passer, vous verrez! Vous êtes entre la mains d'un bon chirurgien, je peux vous l'assurer!"
On rentre directement à la maison. Nous nous arrêtons juste pour le pain! C’est bien assez!
C’est dans l’après-midi de ce jour que je ressens un immense besoin d’écrire.
Si j'arrive à placer des mots sur mes maux, cela me fera certainement du bien. Je n’ai pas envie de m’écrouler. Je ne veux pas que l’on me ramasse à la petite cuiller. J’ai déjà traversé une très grave dépression après de gros ennuis de santé, à la fin des années 1990. Celle-ci aura duré 15 années et j’ai suffisamment donné encore de ce côté. Suffisamment surtout, fait payer le poids de tous les maux qu'elle avait générés, aux miens. Et suffisamment aussi, dû supporter encore plus d'opérations chirurgicales pour des problèmes qui se seront déclenchées à cause de toutes mes années dépressives!
Je dois confier ce que je traverse à un journal. Comme les psychiatres à l'époque me l'avait conseillé. Ainsi, j'avais emplis les pages de tout plein de cahiers d'écolier. Que j'ai tous brûlés il y a 10 ans!
Cette fois je pense plus au clavier de mon ordi qu'au papier. Quand, tout d'un coup, une idée me traverse l'esprit! Si aujourd'hui, je pouvais en plus de Word, me confier pour parler de ce que je traverse à mes amies, par le biais du Net!
Lorsque l’on exerce son métier "chez soi", l'on ne voit pas beaucoup de monde, les relations se restreignent. Je suis assistante maternelle et je ne sors donc pas beaucoup.
J'ai deux amies sur place, cela me suffit mais ce n'est pas assez pour m'aider. Et je suis plus à même, moi, de leur remonter leur moral ces derniers temps que de leur demander de m'aider à me remonter le mien. Elles ont déjà assez de soucis les pauvres chacune de leur côté! Bien que, je les aie aidées un temps, c'est vrai, mais, non, allez, je les laisse tranquilles. Elles passeront sans doute par ici et elles sauront alors...
Et puis, j'ai mes amies du Net, elles ne sont pas s'en savoir, elles-même, que je sais leur remonter le leur quand elles en ont besoin. Je l'ai prouvé... Alors! ???? Pourquoi pas, à mon tour, leur demander... un peu, oui, juste seulement un peu, de l'aide pour m'aider pour une fois, à avancer, Moi!
? ? ?
? ? ?
Je réfléchis bien. Et puis... j'ose et je le fais!
Je sais mes amies, les vraies, les bonnes. Elles avaient su me prouver une fois déjà, qu'elles seraient toujours là au moment où je pouvais avoir besoin de leur soutien. On m'avait tellement blessée il y a deux ans, virtuellement, mais quand même! Sans rien savoir sur ce que je traversais au moment présent, ce dont j'avais souffert avant dans ma vie! Mais c'était si facile! Et bien j'étais restée "droite dans mes bottes" quand même! Surtout devant tant d'ignominie et de mensonges!
Seulement, mes bonnes amies, mes fidèles depuis plus de 5 ans, elles sont loin de chez moi. Nous ne nous voyons qu'une fois par an... Et là, je sais d'avance que je ne pourrai pas les rencontrer... Certaines me posent la question depuis le début de l'année avec leurs vœux, pour fixer un nouveau rendez-vous pour février à venir.
"Et bien non! je suis désolée! Ce sera sans compter sur moi cette année!"
Voilà ce que je leur avais répondu et je me suis expliquée en contant un peu les faits qui font que l'on ne pourrait pas se voir, elles et moi en 2011. Tout du moins, au Salon de l'AEF sur Paris. Et alors, ce sont elles qui sont devenues désolées pour moi.
Gentilles, adorables, que vous êtes toutes!
De vraies petites fées qui viennent illuminer mes journées depuis!
Depuis... que vous êtes au courant pour moi. 
Et puis, je pensais que c'était bien mieux, que plutôt dire à l’une, puis répétez à une autre, et ainsi de suite, lorsque chacune me demande de mes nouvelles. C'est comme ça que m'est venue cette idée: "Et si je servais de mon blog! ??? Pourquoi pas!"
Oui, d’accord! Attention tout de même car j’avais remis mon blog sur le moteur de recherches Google. Je suis "ré-transparente" depuis un moment. Alors, comment faire?
Je prends vite cette décision: 1) me "rayer" de chez Mr Google – 2) de prévenir par un premier article à même mon blog à la date du 10 janvier mes intentions – 3) je surprime la Newsletter: comme ça, déjà, je sais à peu près qui, pourra me lire… oui, car je ne connais pas franchement tout mon petit monde d'abonnées. J'ai 8 mystérieuses. ;-) 4) je commence à me défouler en relâchant mes nerfs sur le clavier.
Oh je sais bien que je ne suis pas totalement cachée, mais tant pis! M'en fiche d'abord! Quand certaines ne me comprendront pas, m'en fiche encore!
Je peux le dire aujourd’hui haut et fort parce que c'est vrai:
" Qu’est-ce que ça me fait du bien!...
Qu’est-ce que ça m’aide à écourter mes journées !...
Qu'est-ce que ça m'apaise!...
que m'épancher dessus mon blog. "
Je le fais pour moi, pas pour elles! D'accord avec moi Sybille, n'est-ce pas? ;-) Idem, Luce, encore Falbalas qui n'en est pas revenu, parait-il... "Mon petit doigt me l'a dit, Nicole. Ne cherche plus loin!" ;-)
Jusqu’ici ça fonctionne. Je n’ai pas plus de commentaires, même moins... Mon blog est bien moins visité, tant mieux!
Mais je sais par les "coups de fil" que je reçois de mes amies du Net, qu’elles m’encouragent à aller de l’avant, et avec toute espérance. Certaines me font vraiment plaisir.
" Vous toutes,
à même de se reconnaître pas vos petites...
ou grandes... attentions ;-) ,
je vous dis encore une fois :
Merci, Merci, Merci !
Vous êtes mon rayon de soleil quand le ciel est gris."
Et là, entre autres, il est gris dehors mais il devient gris aussi en dedans: bien vrai, mes nerfs commencent à lâcher...
Je suis allée ce matin chez mon médecin généraliste, et j’en suis ressortie sous antidépresseurs: il ne veut surtout pas me savoir plus mal que je ne commencerai à l’être.
Il m’a donné un premier arrêt de travail d’un mois et demi: "Pour commencer! ce qu'il m’a dit. Car je ne crois pas que vous pourrez recommencer à travailler. Surtout si votre retraite est au 1er décembre cette année! Et d’après ce que j'ai lu dans le second courrier du docteur B. ."
Il n’a pas souhaité me prendre ma tension. Elle n’allait pas être bonne, elle serait faussée par mon mauvais (méchant !) stress de ces derniers jours. Et puis, je vois l’anesthésiste lundi après-midi qui lui, me la prendra forcément. "Comme vous avez un traitement pour l’hypertension, c'est bon!" il m'a dit. L'est bien ce généraliste. Ah, c'est autre chose que mon ex... ;-)
J'avoue, que à partir du 29 novembre, si j'ai pu voir les jours passer à toute allure jusque ce tout début de l’année, depuis lundi, heureusement que j’ai "les copines" pour papoter l’après-midi! Il faut que j’en profite… A la fin de la semaine prochaine, je ferme mon blog, mon téléphone. Je ne me contenterai que de ma messagerie. Il faut que me repose! Quoique, depuis huit jours, je ne fais pas grand chose! Et j'ai la chance d'avoir "mon homme de ménage". Daniel est en train de devenir "La fée du logis"... Lui non plus, il n'a pas envie de me voir m'écrouler à nouveau. Il me l'a avoué: "Ah, non! alors! Une fois ça suffit!"
Ce matin, je me suis achetée une ardoise magique… Et oui, je vais être un peu, ou beaucoup ??? de jours sans pouvoir parler. Ce sera plus facile pour me faire comprendre, d'abord à la clinique, après à la maison.
"Mon pauvre Daniel, tu vas devoir dialoguer avec une ardoise magique!"
;-)
Quoique, peut-être pas si pauvre que ça! Ce midi, tu m’as dit: "On va être drôlement tranquilles le temps où ne pourra pas parler!"
Toujours son humour! ;-)
Bref, si tout pouvait être magique dans la vie! Et si j’arrivais à garder mon humour. Car je crois bien que là, il est en train de prendre des vacances…
Allez,
je ne vais pas partir ce soir sans une note optimiste.
Après être allée à la pêche d’une belle image
pour fermer cette page...

J'offre avec plaisir ces jolies fleurs...
cueillies l'été dernier sur le terrain camping de Selles sur Cher,
le 30 juillet au soleil matinal.
Parce que,
moi aussi,
je souhaite donner du soleil
pour ceux qui n'en n'auraient peut-être pas assez,
chez eux,
ou dans le fond de leur coeur. *
Excellent Weekend!
+++ +++ +++
* Je pense principalement en ce moment, vrai, plus particulièrement, à ma famille en Tunisie. La toute petite famille qu'il me reste. Je n'arrive pas à l'avoir au téléphone et j'espère qu'elle passera par mon "chez moi virtuel".
Si oui...
" Je pense bien à vous, là-bas. Ainsi qu'à tous les vôtres et à tout votre peuple tunisien. Germaine, Myriam, Othmen, Leïla,
je vous aime. "
+++ +++ +++